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Cours du 27 novembre : règles d’accord

novembre 25, 2008

 

1e bac interprétation – traduction

Grammaire – partim « orthographe » (Mme Finné)

26 novembre 2008

 

Accord de « tout, quelque, même » : synthèse

MÊME

 

1.     Exprime l’identité (adjectif indéfini = identique)

Ex. : Ce sont les mêmes enfants.

 

2.  Exprime l’insistance :

 

·        Souvent avec une valeur d’adverbe (= aussi) :

 

- avec un verbe ;

Ex. : Ils ne travaillent même pas.

 

-       avec un adjectif ;

Ex. : Je les trouve même ravissantes.

 

-       avec un adverbe ;

Ex. : Même aujourd’hui, je n’y crois pas.

 

-       avec un complément ;

Ex. : Même en courant, vous ne le rattraperez pas.

 

·        Se rapportant à un nom ou à un pronom, « même » a tantôt une valeur d’adjectif indéfini (accord) tantôt une valeur d’adverbe (invariable) :

 

-       placé devant l’article, c’est un adverbe (invariable) ;

Ex. : Même les ignorants le savent.

 

-       placé après le pronom personnel, c’est un adjectif indéfini (accord) ;

Ex. : Eux-mêmes.

Attention ! « vous-même » au singulier quand il s’agit du « vous » de politesse.

 

-       placé après le nom, l’accord ou l’absence d’accord traduit des nuances différentes :

 

è Tous les gens, les ignorants même, savent cela. (même = aussi ; il est adverbe)

è Les ignorants mêmes viendront m’écouter. (les ignorants en personne ; il est adjectif indéfini)

 

 

TOUT

 

·        Peut être nom ;

Ex. : Le tout est plus grand que la partie.

Attention ! au pluriel, « les touts ».

 

·        Peut être déterminant indéfini :

 

-       quand il signifie « chaque » ;

Ex. : Toute faute sera sanctionnée.

 

-       quand il exprime l’idée de « totalité » ;

Ex. : A toute vapeur.

 

-       quand il exprime l’ « universalité » ;

Ex. : Tous les ans.

 

·        Peut être adjectif indéfini quand il signifie « unique » ;

Ex. Pour toute boisson, il prend de l’eau.

 

·        Peut être pronom indéfini ;

Ex. : Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.

 

·        Peut être enfin adverbe (= tout à fait) ;

Ex. : Ils vont tout doucement.

 

Note : S’il est adverbe, il peut toutefois s’accorder, pour des raisons d’euphonie, devant un adjectif féminin commençant par une consonne ou par un « h » aspiré.

Ex. : « Ils sont tout honteux de leurs actions. » 

MAIS « Elles sont toutes honteuses de leurs actions. »

 

·        Cas de « tout » placé devant « autre » : dans ce cas, il faut étudier le sens pour déterminer si « tout » est adverbe ou adjectif indéfini :

 

è J’accepterai toute autre critique que celle-là (= n’importe quelle autre que celle-là ; il est adjectif indéfini)

 

è C’est une tout autre critique (= c’est une critique totalement différente ; il est adverbe)

 

·        Cas de « tout… que » (qui signifie « quelque… que » è CONCESSION) : il est ici considéré comme adverbe (+ adjectif ou GN attribut) ;

Ex. Tout habiles qu’ils soient, ils ne réussiront pas.

 

 

1e bac interprétation – traduction

Grammaire – partim « orthographe » (Mme Finné)

26 novembre 2008

QUELQUE

 

·        Peut être déterminant indéfini:

 

-       au pluriel (= plusieurs) ;

Ex. : Quelques personnes m’ont parlé. 

 

-       au singulier (= « un certain » ou « quelconque ») ;

Ex. : Il reste quelque espoir (un certain espoir).

Mon père savait me trouver quelque outil (un outil quelconque) pour me distraire.

 

·        Peut être adverbe (= environ);

Ex. : J’ai versé quelque deux cents francs.

 

·        Dans la locution conjonctive de subordination « quelque … que » introduisant une subordonnée à valeur de CONCESSION :

-       il est déterminant indéfini (accord) quand il est suivi d’un nom et qu’il signifie « peu importe les… » ;

Ex. : Quelques bons conseils qu’on lui donne, il ne les suit pas. è Peu importe les bons conseils qu’on lui donne,…

 

-       il est adverbe (invariable) quand il précède un nom, un adverbe ou un adjectif et qu’on peut remplacer par une concessive introduite par « bien que…, quoique…) ;

Ex. : Quelque avares qu’ils soient, ils ont acheté une nouvelle voiture. è Bien qu’ils soient avares…

 

·        « Quelque » en un mot doit être distingué de « quel que » (en deux mots), qui est suivi du verbe « être » ou d’un verbe similaire (parfois précédés de « devoir, pouvoir » et/ou d’un pronom personnel) ; « quel » est ici considéré comme un attribut détaché s’accordant avec le sujet du verbe ;

Ex. : Quels qu’en soient les dangers, l’eau me tente toujours. (H. Bosco)

 

 

 

 

 

 

 

 

6.          L’accord des participes passés

 

 

6.1.  Exercice préliminaire

 

1.      Dans ce passage de Poil de Carotte, nous avons « oublié » de composer un mot, participe passé d’excepter. A vous d’écrire ce mot avec l’orthographe qui convient.

[Poil de Carotte s'exclame :]

« "Personne ne m’aimera jamais, moi."

Au même instant, Mme Lepic, qui n’est pas sourde, se dresse derrière le mur, un sourire aux lèvres, terrible.

Et Poil de Carotte ajoute, éperdu :

  - ______________ maman." »

(Poil de Carotte, JULES RENARD.)

 

2.      « Dire que je les ai cru ° crues °, ces publicités sur la tha­lasso anti-peau d’orange », regrette Nicole.

 

3.      « Tu as fait les soins que tu as cru ° crus ° devoir faire pour remodeler ta silhouette », intervient Jacques, son mari, très philosophe.

 

4.      « Vous avez déformé la superbe déclaration que j’ai fait° faite °», a reproché le ministre à la journaliste, confuse.

 

5.      « Je les ai vu s’embrasser ! ° Je les ai vus s’embrasser !° », crie à tue-tête le petit Dylan qui a surpris son frère et Elodie tendrement enlacés.

 

6.                   « Cette interview a été plus difficile que je ne l’avais pensé° pensée ° », a confié le ministre à son conseiller en communication.

 

7.                   « Pourtant, des interviews, j’en ai fait ° faites ° beaucoup dans ma vie », reconnaît, amer, l’infortune ministre.

 

8.                   « Je l’ai échappé belle » °, « Je l’ai échappée belle » °, se dit Kevin qui a failli être interrogé en français sur le lyrisme élégiaque chez Apollinaire.

 

9.                   Le ministre et les membres de son cabinet se sont réuni ° réunis ° pour gérer la situation de crise.

1e bac interprétation – traduction

Grammaire – partim « orthographe » (Mme Finné)

26 novembre 2008

 

10.            Le ministre et son principal conseiller se sont longuement parlé ° parlés ° sans que rien n’ait filtré de leur entretien. Finalement, c’est le conseiller qui a démissionné.

 

11.            « Je me suis refait ° refaite ° une santé en thalasso à La Baule », a confié Nicole à son père au téléphone.

 

12.            Les bains de boue que Nicole s’est offert ° offerts ° offerte ° à La Baule devaient lui faire perdre sa « peau d’orange ».

 

13.            La célèbre voyante s’est vu notifier ° vue notifier ° sa mise en examen pour publicité mensongère et escroquerie.

 

14.            « Je me suis fait avoir ° faite avoir ° par un homme d’affaires véreux que je n’ai pas vu venir », aurait déclaré la voyante au juge d’instruction.

 

15.            Les personnes qui ont porté plainte se sont rendu compte ° rendues compte ° que les numéros magiques ne permettaient pas de gagner au Loto.

 

16.            « Mes clients se sont laissé berner ° laissés  berner ° par la promesse de gagner beaucoup d’argent grâce aux numéros magiques », a déclaré leur avocat.

 

17.            Les trois cents mètres qu’il a couru ° courus ° pendant le cours d’éducation physique ont mis Kévin sur les genoux.

 

18.            « Mes jeunes années se sont enfui ° enfuies ° », constate Nicole qui s’examine sans concession devant la glace.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1e bac interprétation – traduction

Grammaire – partim « orthographe » (Mme Finné)

4 décembre 2008

 

6.2.  Les règles d’accord

 

1.      Le participe passé employé sans auxiliaire s’accorde comme l’adjectif qualificatif, avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte.

Ex. : Les champs moissonnés.

Les batailles perdues.

Fermez la porte ; les fenêtres, laissez-les fermées.

 

Des participes comme « vu, attendu, compris, excepté, ci-annexé, ci-joint, ci-inclus » sont considérés comme adjectifs et s’accordent s’ils sont placés après le nom, mais sont considérés comme adverbes et donc invariables avant le nom.

   Ex. : Vu l’heure, je m’en vais.

 

« Etant donné, mis à part, fini » : suivies d’un nom ou d’un pronom, ces expressions sont au choix variables ou invariables.

   Ex. : Étant donné(es) les circonstances,…

 

 

2.      Le participe passé employé avec l’auxiliaire être s’accorde avec le sujet (« il » dans une tournure impersonnelle).

Ex.: Elle est venue.

 

 

3.      Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir (ou être pour les verbes pronominaux réfléchis ou réciproques) s’accorde avec le complément d’objet direct si celui-ci précède le verbe

Ex. : La robe que j’ai vue.

Elles se sont lavées.

Les blés se sont bien vendus.

Les pénitences qu’ils se sont imposées.

 

MAIS est invariable :

 

  1.  
    • si le COD est « en » :

 Ex. : Des romans, j’en ai lu!

 

  1.  
    • si le COD suit la forme verbale :

Ex. : J’ai vu une robe.

 Elles se sont lavé les cheveux.

 

  1.  
    • S’il est suivi d’un infinitif et que son COD n’est pas sujet de cet infinitif :

Ex. : La robe que j’ai vu tailler.

  Elle s’est senti piquer par un moustique.

QUELQUES REMARQUES :

 

1. Si le nom (COD) auquel se rapporte le participe est sujet d’un infinitif qui suit la forme verbale, l’accord se fait.

  Ex. : La couturière que j’ai vue tailler cette robe.

        Elle s’est sentie mourir.

 

2. Il importe de ne pas confondre complément d’objet direct et complément indirect, en particulier dans le cas des pronoms « me, te, nous, vous » qui peuvent remplir ces diverses fonctions.

  Ex.: Il nous a donné sa parole.

      Elle nous a convaincus.

 

3. Il faut également bien distinguer complément d’objet direct et complément circonstanciel de poids, de valeur, de durée, de temps, etc. en particulier avec des verbes comme « payer, coûter, valoir, peser, marcher, courir, vivre, dormir, régner, durer,… » qui peuvent avoir au sens propre un complément circonstanciel de quantité et au sens figuré un complément d’objet direct.

  Ex. : Les trente kilos que ce sac a pesé.

       Les marchandises que j’ai pesées.

       Les trois mille euros que ce meuble m’a coûté.

       Les efforts que ce travail m’a coûtés.

 

4. Le participe « été » est toujours invariable, de même qu’est invariable le premier participe, « été » ou « eu », dans un temps surcomposé.

Ex. : Sotte que j’ai été !

      Sa position sociale, il l’a gâchée dès qu’il l’a eu obtenue.

 

5. Il est parfois difficile de discerner si le pronom de forme réfléchie influe sur l’accord du participe. Les participes passés des verbes suivants, verbes dits essentiellement pronominaux, s’accorderont toujours avec le sujet, hormis le verbe « s’arroger ».

S’absenter ; s’abstenir ; s’accouder ; s’accroupir ; s’acoquiner ; s’affairer ; s’agenouiller ; s’amouracher ; s’amuïr ; s’autocensurer ; s’autodétruire ; s’autoproclamer ; se blottir ; se contorsionner ; se défier ; se déhancher ; se démener ; se désister ; se détromper ; se disputer ; s’ébattre ; s’ébrouer ; s’écrier ; s’écrouler ; s’efforcer ; s’égosiller ; s’emparer ; s’empiffrer ; s’empresser ; s’encanailler ; s’endimancher ; s’enfuir ; s’engouer ; s’enquérir ; s’ensuivre ; s’entraider ; s’envoler ; s’époumoner ; s’éprendre ; s’esclaffer ; s’ escrimer ; s’évader ; s’évanouir ; s’évertuer ; s’exclamer ; s’extasier ; se fier ; se formaliser ; se gargariser ; se gausser ; se goinfrer ; s’immiscer ; s’ingénier ; s’insurger ; s’interpénétrer ; se méfier ; se méprendre ; se morfondre ; se mutiner ; s’obstiner ; se pâmer ; se parjurer ; se pavaner ; se prélasser ; se rabougrir ; se ramifier ; se raviser ; se rebeller ; se rebiffer ; se récrier ; se réfugier ; se réincarner ; se renfrogner ; se rengorger ; se repentir ; se suicider se tapir ; se targuer ; se trémousser ; se vautrer.

Ex. : Elles se sont enfuies ; mes parents se sont exclamés…

6.      Certains verbes pronominaux ne peuvent avoir de COD. Le participe passé de ces verbes sera donc toujours invariables.

Se convenir ; se complaire ; se déplaire ; se mentir ; se nuire ; se parler ;se plaire ; se sourire ; se ressembler ; se rire ; se sourire ; se succéder ; se suffire ; se survivre ; s’en vouloir.

Ex. Ils se sont plu l’un à l’autre ; les générations se sont succédé.

1e bac interprétation – traduction

Grammaire – partim « orthographe » (Mme Finné)

4 décembre 2008

 

 

Exercices

 

 

Mettez à la forme voulue les participes des verbes indiqués à l’infinitif en début de phrases.

 

1. (joindre – contresigner) Vous voudrez bien me renvoyer la facture ci-_______________ après l’avoir _______________.

2. (excepter) ______________ la voiture, tout a été acheté à crédit.

3. (tomber) La pluie est ______________ sans discontinuer toute la semaine.

4. (joindre) Vous trouverez ci-_______________ la copie du permis de construire.

5. (tomber) Il est __________ une pluie très froide, mêlée de neige.

6. (comprendre) L’effectif est de 72 bêtes, vaches laitières _______________.

7. (voir) _______________ les circonstances,
nous ne partirons pas cet été.

8. (faire – faire) II parle toujours des excursions qu’il a _______________, mais j’en ai _______________ d’aussi belles.

9. (assurer) Il nous a _______________ de son dévouement.

10. (assurer – augmenter) Le ministre nous a _______________ que les impôts ne seraient pas _______________  cette année.

11. (transmettre – valoir)  Chère amie, t’ai-je _______________ les félicitations que m’a _______________ notre travail ?

12. (vivre) Les dix ans qu’il a _______________ à Santiago, il m’a laissé sans nouvelles.

13. (payer) Cette voiture, je l’ai _______________ 42 000 F.

14. (payer) Les 42 000 F que j’ai _______________ cette voiture me seraient bien utiles maintenant.

15. (bâtir, au passif) La maison a _______________ en dix mois.

16. (repentir) Elles se sont bien _______________ de cette maladresse.

17. (aller – recevoir, au passif) Mon fils et ma fille sont _______________ faire du ski en Autriche, et ont _______________ par des amis.

 

18. (repasser) Les vêtements que vous avez _______________ sont encore un peu humides.

19. (trouver) Quelle aide avez-vous _______________ auprès de vos collègues ?

20. (exagérer, au passif) Les faits ont été très _______________ par les journalistes.

  

21. (durer – déranger) Les dix mois que la construction a _______________, nous avons _______________  constamment _______________.

22. (prendre – avérer) La décision que vous avez _______________ s’est _______________ la meilleure.

23. (couper) Elle s’est _______________ les cheveux elle-même.

24. (assurer) Vous vous êtes _______________ contre le vol et l’incendie.

25. (assurer) Vous vous êtes _______________ de précieux concours.

26. (assurer – donner) La tranquillité que vous m’avez _______________ m’a _______________ la possibilité de terminer mon ouvrage.

27. (complaire) Elle s’est _______________ dans son malheur.

28. (voir) Regardez ces broderies ; j’en ai _______________      du même style au Maroc.

29. (coûter) Il regrette les 100 F que ce livre a _______________.

30. (coûter) Les efforts que la rééducation m’a _______________ sont considérables.

31. (peser)   Avez-vous mûrement _______________     votre décision ?

32. (peser) Ces moments lui ont _______________ beaucoup.       33. (peser) Les quelques kilos qu’a _______________    cette valise ont entraîné un supplément de prix.

34. (faire) Les chaleurs qu’il a _______________ en juin ont grillé la récolte.

35. (neiger) Les trois jours qu’il a _______________, nous sommes restés au chalet.

36. (faire – faire) C’est la corbeille que j’ai          _______________ plutôt que j’ai _______________ faire.

37. (voir – voir) Ce sont des acteurs que j’ai déjà _______________ c’est-à-dire que j’ai déjà _______________ jouer.

38. (mettre – mettre) La robe que vous avez _______________ est celle que j’avais _______________     à sécher sur l’étendoir.

39. (prévoir – prévoir) Il faut rapporter les mesures que vous aviez _______________ et que nous avions _______________ d’appliquer.

 

1e bac interprétation – traduction

Grammaire – partim « orthographe » (Mme Finné)

4 décembre 2008

 

40. (laisser – laisser) Il regrette les affaires qu’il a _______________ inachevées, ou qu’il a _______________ péricliter.

41. (acheter) Le maillot qu’elle s’est _______________ est très joli.

42. (faire) Ils se sont _______________ diverses avanies.

43. (offrir) Regardez la médaille que je lui ai _______________.

44. (se procurer) La raquette qu’il s’est _______________ est extrêmement légère.

45. (passer) Les années que nous avons _______________ là-bas ont été très actives et passionnantes.

46. (louer) Ils se sont _______________ mutuellement à grand renfort de superlatifs élogieux.

47. (louer) Les appartements se sont _______________ très cher cette saison.

48. (louer) Françoise et Jean ont _______________ un appartement très agréable.

49. (se plaire) Ils ne se sont pas _______________ chez leurs correspondants.

50. (se plaire) Ils se sont _______________ à nous contredire.

51. (sortir) Mon père et ma mère sont _______________.

52. (boire) La bouteille de vin que j’ai _______________.

53. (recommander) Une bouteille du vin que vous m’avez _______________.

54. (goûter) Des joies, nous en avons tous _______________.

55. (faire – manger) Un vrai délice, les crêpes que tante Louise nous avait _______________ ; jamais nous n’en avions _______________ de plus savoureuses.

56. (rester) Tant de persévérance et de dévouement seraient _______________ sans récompense ?

57. (succéder – vaincre) Les difficultés qui se sont _______________, nous les avons _______________.

58. (bénir) C’est la sauge _______________ de nos pères pour ses grandes vertus. (Michelet)

59. (étant donné – faire) _______________ les empêchements que vous m’avez _______________, nous ajournerons la réunion.

60. (échapper – prévoir) Ah ! nous l’avons _______________ ! Heureusement la situation a moins mal tourné que nous ne l’avions _______________.

61. (acheter – mettre – coûter) Cette villa que nous avons _______________ assez cher ne vaut plus, _______________ à part les dix ares de jardin, la somme qu’elle nous a _______________.

62. (lire) Voilà un des plus beaux livres que j’aie _______________.

63. (joindre – communiquer) Les documents que vous trouverez ci-_______________, vous les comparerez à ceux que je vous ai _______________ hier.

64. (avoir – examiner – trouver) Ces propositions, quand je les ai _______________  _______________, je les ai _______________ peu dignes d’intérêt.

65. (réconcilier – tenir) Ils se sont _______________ et se sont _______________ longuement la main.

66. (réserver) J’aimerais pouvoir me servir de la pièce que la mère d’Abel s’est _______________. (Bazin)

67. (mettre) Quelles idées bizarres ils se sont _______________ en tête !

68. (faire) Ils se sont _______________ les champions de la justice.

69. (faire) Elles se sont _______________ fort de réussir.

70. (prétendre) Une valise qu’on a _______________ contenir des documents.

71. (arroger) Ils se sont _______________ tous les droits.

72. (laisser) Ils se sont _______________ manœuvrer par des gens malhonnêtes.

73. (repentir) Ils se seraient _______________ de leurs crimes.

74. (invoquer – peser – reconnaître) Les raisons que vous avez _______________, je les ai _______________ et les ai _______________ pertinentes.

75. (munir – étant donné – imposer) Mes camarades et moi, nous nous étions _______________ d’un généreux viatique _______________ la longue étape que nous nous étions _______________ de faire.

76. (exagérer) Ils se sont _______________ les difficultés de l’entreprise.

77. (survivre – apercevoir) Nous avons _______________ à trop d’arbres pour ne pas nous être _______________ que les sites meurent comme les hommes. (Mauriac)

78. (prendre) Quelle attitude a _______________ le patron en apprenant la nouvelle ?

79. (obtenir – falloir) Nous avons _______________ tous les secours qu’il a _______________.

80. (réussir – espérer) La fête a été mieux _______________ que nous ne l’avions _______________.

 

Cours du 5 mars 2009 : jonctions de phrase et subordonnées

novembre 25, 2008

    Dans le texte suivant, extrait de Marina Yaguello, extrait du Catalogue des idées reçues sur la langue, identifiez les types de jonctions de phrase et les subordonnées.

 

La langue de chez nous

 

Les Grecs se faisaient une idée si haute de la valeur de leur langue qu’ils nommaient toutes les autres langues « barbares » (barbare signifiait à l’origine « baragouineur » ; on pense généralement que ce mot provient de l’onomatopée bar bar, représentant les sons incompréhensibles d’une langue étrangères). En France, cela a été une préoccupation constante dans la classe cultivée de hiérarchiser les langues. La recherche de la langue la plus parfaite, la plus logique, la plus harmonieuse, la plus pure a longtemps alimenté des controverses sur les mérites comparés du grec, du latin, de l’hébreu, du français, de l’italien.

Aux dix-septième et dix-huitième siècles, le rayonnement international et le prestige incontesté de la langue française (à la fois comme langue littéraire et comme langue véhiculaire remplaçant le latin) ont implanté de façon durable dans l’esprit des Français l’idée de la supériorité de leur langue. (Il n’est pas inutile de rappeler que, malgré son statut privilégié, le français, à cette époque, n’est parlé que par cinq millions de personnes environ ; il est vrai qu’il s’agit de l’élite européenne.)

Aujourd’hui, le chauvinisme linguistique prend des formes moins élitaires. En trois siècles, le nombre de francophones est passé de cinq millions à au moins cent millions, beaucoup plus si on inclut les populations des états francophones d’Afrique (il faut savoir que dix à quinze pour cent tout au plus de ces populations parlent réellement bien le français). Pourtant notre langue, comme chacun s’en rend compte désormais, est entrée dans une phase de déclin. D’où les tentatives de sensibilisation des masses auxquelles on assiste aujourd’hui et que traduit admirablement pour un public populaire cette chanson d’Yves Duteil : la Langue de chez nous :

 

C’est une langue belle avec des mots superbes, qui porte son histoire à travers ses accents, où l’on sent la musique et le parfum des herbes, le fromage de chèvre et le pain de froment (…). C’est une langue belle et à qui sait la défendre, elle offre les trésors de richesses infinies, les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre et la force qu’il faut pour vivre en harmonie, etc.

 

De triomphant, le chauvinisme est devenu défensif. C’est que la langue française est devenue à son tour, comme tant de langues qu’elles a éliminées ou fait reculer au cours de son histoire, une espèce menacée.

Un Cajun de Louisiane déclarait récemment au cours d’un reportage télévisé — dans un français approximatif : « Nous sommes fiers de la langue française et nous voulons la conserver. » Quand les gens se sentent obligés de proclamer qu’ils sont fiers de leur langue, il y a des raisons de s’inquiéter pour la langue en question. Le français est condamné en Louisiane et la fierté vient trop tard. Est-ce qu’on entend jamais un Américain se proclamer fier de la langue anglaise ?

Une chose est sûre, en tout cas : la vitalité d’une langue, sa capacité à se répandre, à s’imposer, à conserver son terrain, n’est pas liée à de prétendues « qualités », qui lui seraient propres. Aucune langue n’est ni plus belle, ni plus logique, ni plus souple, ni plus facile, ni plus harmonieuse, ni plus efficace dans la communication qu’une autre. La vitalité d’une langue est le reflet fidèle de la vitalité des peuples qui la parlent.

Naturellement, cette vitalité a pris souvent, au cours de l’histoire, la forme du colonialisme et de l’impérialisme — économique, politique et culturel. Aucun peuple n’est mieux placé pour le comprendre que le peuple français, dont l’unité nationale et linguistique s’est faite au prix de la mort ou du recul des langues aujourd’hui qualifiées de régionales.

Il faut s’en convaincre : le chauvinisme, la glorification de la langue française ne seront d’aucun secours dans le « combat » pour la francophonie. Le fait que le français se maintienne pour l’instant en Afrique (en tout cas parmi les élites) est lié essentiellement, malgré les déclarations sentimentales des dirigeants, à la valeur de notre langue sur le marché de l’emploi et dans les échanges économiques. Que demain l’aide des Etats-Unis se substitue à celle de la France et, en moins d’une génération, toutes les élites parleront l’anglais.

Une langue constitue, en quelque sorte, un capital. Si ce capital se dévalue, il devient urgent de s’en constituer un autre. Or, le capital « bonne connaissance du français standard » est dès à présent insuffisant sur le marché national même. Un bon logiciel conçu en français vaut mieux que tous les discours sur la beauté et la clarté du français.

Ce qui ne veut pas dire qu’on ne doit pas aimer sa langue maternelle !

 

Marina Yaguello, Catalogue des idées reçues sur la langue, Paris, Seuil, 2004, pp. 115-118.

Cours de 28 novembre : consultation des ouvrages de référence

novembre 25, 2008

 

 

 

Pour résoudre les problèmes suivants, indiquez les ouvrages (autres que les dictionnaires classiques comme le Larousse ou le Robert) que vous pourriez consulter.

Procédez à une analyse comparative de ces ouvrages sur ces points précis en précisant leurs atouts et leurs faiblesses.

 

1)      Existe-t-il une différence entre « continuer à faire qqch. » et « continuer de faire qqch. » ?

 

 

2)      La locution « sur le temps de midi » est-elle correcte ?

 

 

 

3)      « Tome » et « volume » sont-ils synonymes ?

 

 

 

4)      Faut-il écrire « Ces filles, je les ai laissé faire » ou « Ces filles, je les ai laissées faire » ?

 

 

 

5)      Quel est le féminin de « auteur » ?

 

 

 

6)      Existe-t-il des attributs du COI (complément d’objet indirect) ?

 

 

 

7)      Le et peut-il unir les syntagmes suivants dans cet énoncé : « Après avoir cogité et discuté du problème, […] » ? 

 

 

 

       8)    Vous voulez conjuguer le verbe « finir » au conditionnel passé 2e forme.

 

 

 

9)      Vous cherchez des exemples d’homonymes.

 

 

 

10)  Quelle est l’abréviation de « Mesdames » ?

 

 

 

11)  Quels sont les termes proposés par les instances de la francophonie pour remplacer l’anglicisme « e-mail » ?

 

 

12)  Quel mode faut-il utiliser après la conjonction de subordination « après que » ?

 

 

 

13)  « Malgré que » est-il correct ?

 

 

 

14)  Vous n’avez pas compris une expression entendue pendant vos vacances au Sénégal : « [le]deuxième bureau ».

 

 

      15)  Pourquoi dit-on  « faire grève » ? D’où vient cette expression ?

 

 

  16)  « Ci-joint » est-il toujours invariable ?

 

 

 

 

Exception faite des dictionnaires classiques (Petit Robert, etc.), quel(s) ouvrage(s) pourriez-vous consulter pour résoudre les questions suivantes ?

 

  1. Dresser une liste des paronymes les plus usités de la langue française.
  2. Trouver l’alphabet phonétique international.
  3. Trouver, pour un terme donné, un maximum de mots de même signification.
  4. Retracer l’évolution d’un mot depuis son origine.
  5. Savoir si l’expression Il ne peut mal est un régionalisme.

Cours du 20 novembre

novembre 19, 2008

 

La phrase de base  (G.M.F. pp. 388)

Les constituants de la phrase

 

 

 

On appelle phrase de base la phrase qui est

 

 

déclarative (énonciative)

 

 

affirmative (positive)

 

 

active

 

neutre

 

et qui ne possède qu’un seul verbe conjugué

 

 

 

Déclarative  s’oppose à  interrogative / impérative

Affirmative s’oppose à  négative

Active s’oppose à  passive

Neutre s’oppose à emphatique

 

 

 

On appelle phrase dérivée toute phrase verbale (ou non) provenant de la modification d’une phrase de base. 

 

 

 


 

 

 

Une phrase peut être verbale ou non verbale

 

 

La phrase verbale est construite autour :

 

 

d’un verbe conjugué

d’un présentatif (voici, voilà, c’est, il y a, revoici, etc.)

d’un verbe impersonnel (il est, il pleut, il faut, etc.)

                               

 

 

 

 

 

La phrase non verbale peut être :

 

 

 

nominale

infinitive

adjectivale

adverbiale

 

 

 

 


La phrase complexe  (G.M.F. pp. 469)

 

 

1) Juxtaposition  (G.M.F.  pp. 519 et ss.)

 

 

Les chiens aboient, la caravane passe.

 

- pas de conjonction de coordination (absence d’un terme relationnel);

- pas de rapport de dépendance entre les éléments reliés (autonomie syntaxique). 

 

Juxtaposition avec corrélation 

 

Plus il riait, plus il s’étranglait.

Il n’a pas présenté ses examens, je le savais.

 

- rapport de dépendance entre les propositions conditionné par la présence d’un indice formel dans la 1re proposition (subordination implicite).

 

 

 

 

2) Coordination 

 

Il est venu et a vaincu.

 

- présence d’une conjonction de coordination  ou d’un adverbe de liaison (présence d’un terme relationnel) :

 

conjonction de coordination : mais, ou, et, or, ni, car

adverbe de liaison (d’abord, ensuite, puis, enfin, cependant, en effet, donc, ainsi, etc.)

 

- pas de rapport de dépendance entre les éléments reliés (autonomie syntaxique). 

 

 

Coordination avec correlation

 

Non seulement il se montre ingrat, mais encore il se plaint.

Certes, il a raison, mais son acharnement le dessert.

Ni le frère ni la sœur ne se sont manifestés.

 

 

- présence d’un indice formel dans la 1re proposition.

 

 

 

 

3) Subordination (G.M.F. pp. 472 et ss.)

 

- présence d’une conjonction de subordination, d’un pronom relatif, d’un pronom interrogatif (présence d’un terme relationnel), à l’exception des propositions infinitives ou participiales (G.M.F. p. 475)

- rapport de dépendance entre les éléments reliés (proposition principale / matrice + proposition subordonnée / enchâssée)

 

 

Subordination avec correlation  (G.M.f. pp. 514 et ss.)

 

Expression de la conséquence (proposition consécutive) :

Elle est tellement volontaire qu’elle réussira.

 

Expression de la comparaison :

Elle ment comme elle respire.

 

Expression d’une temporalité :

A peine était-il entré qu’on l’invita à sortir.

 

 


 

 

Dans cet extrait d’un ouvrage d’Alfred Gilder, indiquez la nature des mots ou des syntagmes soulignés.

 

 

Les derniers des mots hicants

 

La langue de France se consume-t-elle dans la nostalgie de ses richesses d’antan ? Les mots de chez nous ont-ils, à tout jamais, épuisé leur fécondité ou bien (1) ont-ils encore assez de sève pour nourrir notre prose (2) ? En vérité, si les idiomes vivent d’emprunts, le nôtre (3) vit à crédit, jusqu’au (4) surendettement. Parole prémonitoire de Paul Morand, en 1930, « Notre peuple n’a plus qu’ (5) un mot à la bouche : à l’américaine. » L’affaire est d’importance, tant fait rage un certain fléau matériel et moral, soumission volontaire ou inconsciente à tout ce qui nous vient de la puissante et riche Amérique, en particulier (6) les mots, comme au temps où le pavillon accompagnait la marchandise. Pourtant (7), il est sans précédent qu’un grand pays, riche, « développé » et cultivé, soit à ce point victime de sa propre aliénation culturelle.

 

 

Comme le feu, le « franricain » se propage à grande vitesse. Devrions-nous contempler, sans réagir, les ravages de ce « sabir atlantique », déviation langagière, symbole patent de cette aliénation culturelle, ce « désespéranto » que je nomme pentagonal  (8)? Devrions-nous nous résoudre à ce que le franglais soit désormais « la langue de la République » ? Cet (9) entrelangue douteux, pareil à un entremonde bizarre, gonfle et (10) appauvrit notre vocabulaire à force de (11) l’ignorer au profit d’inutiles doublures, d’innombrables et regrettables homonymies, de graphies parfois imprécises, d’hybrides franricains, voire d’ineptes expressions. Par des termes attrape-tout, au squelette desséché, au « signifiant flottant », il obscurcit le langage, semant la confusion dans la prononciation, l’orthographe, le sens (12). C’est l’amère nourricière de notre vocabulaire usuel, salmigondis informe et inappétissant de mots franglais, anglais, américains, ou présumés tels. L’emploi abusif de ce charabia tend à séparer les Français de France des autres francophones. C’est dire que le pentagonal brise le lien magique qui unit tous ceux (13-14) qui ont en commun l’usage d’une même langue universelle, à force d’y introduire à profusion « faux-sens, contresens et non-sens » (Jacques Capelovici).

 

Trois idées fausses gouvernent l’esprit public et dominent les mentalités individuelles, jusqu’à l’imposture : la première voudrait que nous renoncions à notre parler, au motif que (15), à la différence des idiots, les idiomes évoluent, et que le tout-anglais, ou plutôt le tout-américain, offre seul le salut à notre langue immense, millénaire et universelle (16) ; la deuxième, tout aussi insupportable, prétend que les innombrables vocables pentagonaux seraient intrinsèquement supérieurs à leurs équivalents français, fussent-ils  de bon aloi ; la dernière, fort grotesque, soutient qu’il faut « s’adapter » à la mode et céder à la vague du parler exotique (17).

 

Pures calembredaines ! Car (18) le « franricain » de bazar – pas la belle langue anglaise – est terne, ectoplasmique, gélatineux, tristement pauvre et asexué, quand (19) le français, lui, est imagé, coloré, riche, joyeux, envitaillé (20). Quand la France fabrique Ariane, ne disons pas, comme les beaux esprits, « booster », ou alors il faudrait dire aussi « high speed train », et non plus tégévé (21)! Le français n’est pas une question de mode, mais d’éternité. Dieu merci, Rabelais, Racine et Queneau se lisent toujours. Mais pour combien de temps encore (22)? Non contents d’estropier notre langue, les frimeurs la (23) massacrent. Quand ils colportent des américanismes, une parole de philosophe vient à l’esprit : être dans le vent, c’est avoir l’ambition d’une feuille morte.

 

Le temps est revenu, comme au XVIIe siècle, de remettre de l’ordre dans notre vocabulaire, d’en (24) fixer l’orthographe et de choyer les mots. A défaut, la langue française périra, par excès de bâtardise. Avec force, avec une jubilation enthousiaste, et avec tous mes amis, terminologues, officiels et néologues amateurs – dont (25) ce livre rassemble les trouvailles -, je soutiens que notre langue est de France, non de Yankee City ! Puisque (26) les langues évoluent, il n’est que temps de révolutionner le lexique, en ouvrant les vannes de l’imagination sémantique et d’enrichir le vocabulaire de mots nés au logis, de mots destinés à faire mouche et à faire souche, afin que le français reste ainsi une langue vraie, vivante et vivace, une langue de prestige et de modernité, une langue d’avenir (27). Ce combat linguistique procède, en fin de compte, d’ (28) une bataille pour (29) la liberté : liberté d’un peuple, liberté d’une communauté mondiale de langue, liberté d’esprit (30). Il fonde, à bon droit, l’inlassable effort de créativité lexicale. Puissions-nous clamer, comme Victor Hugo, : « Le combat changea d’âme. L’espoir changea de camp ».

 

Alfred Gilder, En vrai français dans le texte. Paris,

                                                                                                                                                              le cherche midi éditeur, 1999, pp. 9-10.

Phonétique : traits articulatoires – liaison

novembre 17, 2008

Traits articulatoires des phonèmes du français

 

Voyelles :

-         lieu d’articulation (en avant ou en arrière)

-         degré d’aperture (4 degrés d’aperture pour les orales, 2 degrés d’aperture pour les nasales)

-         mode de fonctionnement vélaire – adjonction d’une résonance nasale (voyelle nasale ou orale)

-         labialisation – adjonction ou non d’une résonance labiale (voyelle arrondie ou non)

 Consonnes :

-         lieu d’articulation  (en avant ou en arrière, soit de bilabial à vélaire)

-         mode d’articulation (occlusif ou constrictif)

-         mode de fonctionnement vélaire (résonance des cavités nasale ou labiale)

-         mode de fonctionnement laryngien (vibrations ou non des cordes vocales)

 

 

 

 

 

 

A partir de ces exemples, définissez les situations morphosyntaxiques dans lesquelles s’effectue la liaison.

Indiquez si les liaisons sont obligatoires ou facultatives. 

 

1)      Les oiseaux, un ennemi, les grands amis, plusieurs amis

2)      Les anciens bâtiments, son inénarrable épopée

3)      Heureux anniversaire, bon appétit, un gros ennui

4)      Je les ai entendues, elles ont pris la voiture

5)      Ils ont apprécié, nous avons apprécié, elle est intelligente

6)      Dans un an, très appréciable, je n’en ai plus

7)      Etats-Unis, pas à pas, de temps en temps

 

8)   Des hêtres, des hanches, des hommes, quelques histoires

 

9)     Des enfants adorables, un enfant adorable, des bois obscurs, un bois obscur

10)  Quand je suis arrivée, il lisait un magazine.

11)  Elles ont pris un billet aller-retour.

 

 

12)  Nord-est, toujours appétissant, il sert à boire

13)  Des salles à manger, nez à nez, des bons à rien.

14)  J’ai vu ses robes époustouflantes. J’ai trouvé ces robes époustouflantes.

 

Phonétique : exercices pour le cours du 18 novembre

novembre 17, 2008

 

 

  1. Transcrivez les mots suivants selon l’A.P.I.

 

1)     abeille

2)     cafouillage

3)     effeuillement

4)     myrtille

5)     jonquille

6)     faisan

7)     feuillage

8)   exsangue

9)     gageure

10) hanche

11) huissier

12) automnal

13) paillard

14) gagner

15) sillon

16) faiblesse

17) roide

18) un gratte-ciel

19) attention

20) ravissement

21) moisissure

22) ex æquo

23) camping

 

 

 

  1. Les belgicismes de prononciation

 

1)     petite

2)     téléphone, café

3)     serbe, nuage, drève, table, apprendre

4)     aime, pigeon, usine, vu / vue, joli / jolie

5)     patte, pâte

6)     tango, mot, sot

7)     grosse, notion, saucisse

8)   créer, lier, nouer, lion, diable

9)     je crée, je noue

10) une craie

11) actuellement, fuir, suer

12) tiède, dieu, pitié, Didier

13) haie

14) la semaine prochaine, peine

15) Israël, égoïsme

 

Sur cette question, consulter Bal, W., et al., Belgicismes. Louvain-la-Neuve, Duculot, 1994, pp. 6-7.

Liste des mots à connaître : paronymes et mots de sens voisins

novembre 13, 2008

Lexique

 

A

ablation / amputation 

abjurer / adjurer /adjuger 

abroger / déroger / proroger

acception  / acceptation 

accident / incident

accommodement / aménagement / commodité

achalandé / approvisionné

acquêt / acquis / acquit

acrimonie / alacrité

adhérence / adhésion

affabulation / fabulation

affectation (désaffectation) / affection (désaffection)

affecter / infecter / infester

affidé / affilié

affilé / effilé

affiner / raffiner 

affirmer / infirmer

affleurer / effleurer

agacement / agacerie

agoniser / agonir

aiglefin / aigrefin

air / aire / erre / erres / ère / hère / haire

allocation / allocution / élocution

allogène / halogène / indigène / aborigène / autochtone

allusion / illusion

alternance / alternative

altruisme

ambigu / ambivalent 

aménager / emménager 

amener / emmener

ammoniac / ammoniaque

amoral / immoral

anachorète / cénobite 

analphabète / illettré 

anarchiste / anarchique 

ampleur / amplitude

apparat critique (d’une édition) / appareil critique (d’une édition)

anachronisme / archaïsme

androgyne / misogyne

anéantir / annihiler

anévrisme / anévrysme

angulaire / anguleux

annal / annuel

anomal / anormal

anoblir / ennoblir

antédiluvien

antidote / antipode

aphorisme

apologie / apologue / épilogue

apparier / appareiller

appointements / honoraires

apporter / emporter

appréhension / préhension

apurer / épurer / purifier

aquatique / marin

arien / aryen

arboricole

arrêt (un) / arrêté (un)

artificiel / artificieux

astrologue / astronome / astronaute

atteindre / attenter

autodidacte

avanie

avérer (s’)

avatar / (més)aventure

avoir à faire / avoir affaire

 

 

B

bailler / bâiller / bayer (aux corneilles)

balade / ballade

baladin / paladin

ban

barbarie / barbarisme

bénéficier / profiter

biennal / bisannuel / semestriel

biographie / monographie

blanchiment, blanchissage, blanchissement 

bribe / bride

 

C

cahot / chaos

cangue / gangue 

canné / cannelé

cannibale / anthropophage

caparaçon / carapace

capiteux / captieux

catafalque / cataplasme

catarrhe / cathare

censé / sensé 

centripète / centrifuge

cep / cèpe

cérébral / cervical

cérémoniel / cérémonieux

cession / session / scission

chair / chaire / cher (adj.) / chère

charisme

chasse / châsse

chercher / rechercher

choper / chopper

circoncis (circoncire)/ circonscrit (circonscrire)/ circonvenu (circonvenir)/ concis / conscrit (conscrire)

clôturer un compte / clore un compte

coasser / croasser

cohérence / cohésion

collègue / confrère

collision / collusion 

colocation / collocation

colorer / colorier / coloriser

comparse / complice

comminatoire

commisération

compréhensible / compréhensif

compresser / comprimer 

concert (de) / conserve (de)

concomitant

concussion

configuration / conformation / conformité

conformer / conforter

conjecture / conjoncture 

consensus

conséquent / important

consommer / consumer 

continuation / continuité

contondant / tranchant

convenir à / convenir de

conventionnel / conventuel

copier / plagier

corrélation

cosmopolite

cote / côte / cotte

coupable / sécable

coupe claire / coupe sombre

crash / krach

cryptogame / cryptogramme

cultuel / culturel / cultural

cumulus / tumulus

copier / plagier 

croyable / crédible 

curer / récurer

 

 

D

débile / délébile

décade / décennie

déceler / desceller / desseller

déchirement / déchirure

découpler / décupler

décrépi / décrépit

dédicacer / dédier

défectueux / déficient / défectif

défendeur (défenderesse) / défenseur / demandeur (demandeuse / demanderesse)

dentition / denture

dépréciation / déprédation / dégradation

démystifier / démythifier  

dessein / dessin

détoner / détonner

deuxième / second

dévalorisation / dévaluation

diagnostic / pronostic 

dicton / maxime / proverbe 

différencier / différentier 

différend / différent (adj.)

digression

dilemme

dissension / dissentiment

documentaliste / documentariste

donataire / donateur

donation / dotation

duplicité

durant / pendant

 

E

ébauche / esquisse 

écho / écot

éclaircir / éclairer

éclectique

effraction / infraction

(s’)égailler / (s’)égayer 

égaler / égaliser

égérie

élucider / éluder

embargo

émerger / immerger

emménager / déménager

émigrant / émigré / immigrant / immigré / migrant

éminent / imminent / immanent (adj.)

emphase

emprunt / empreint 

endémique

enluminure

entrer / rentrer

à l’envi / envie

épigramme / épigraphe / épitaphe / épithalame

équité

équivoque / univoque

éradiquer

éruption / irruption

ésotérique

étalage /L étalement

éthique / étique

euphémisme

éventaire / inventaire

évoquer / invoquer

exaction

exalter / exhaler / exulter

exaucer / exhausser

exégèse

exhaustif

exode / exorde

expédient

explicite / implicite

expliciter / expliquer

exutoire

 

F

(être) fâché avec / (être) fâché contre

faconde

faction / fraction

filtre / philtre

fond / fonds / fonts

for (intérieur) / fors / fort

frai / frais / fret

fruste /rustre / frustrer

 

G

gâterie / gâtisme

gauchisme / gauchissement

gaz / gaze

gène / gêne

golf / golfe

goulet / goulot

gradation / graduation

grégaire

 

H

haler / hâler

hâve (adj.) / havre

héraut /héros

hétérogène / homogène

heur / heure / heurt

hiberner / hiverner

homographe / homonyme / homophone

homicide / assassinat

homologue

hybride

hyperbole / parabole

 

I

idiotie / idiotisme

impavide / impassible

impudent / imprudent / impudique

inanité / inanition

inapte / inepte

inclinaison / inclination

indéfectible

indigent

industriel / industrieux

inexpugnable

inflation / déflation / désinflation

infecter / infester

ingambe

inique

insigne

intégral / intègre

impéritie / incurie

implosion / explosion

 

J

jour (mettre à) / jour (mettre au)

judiciaire / juridique

justesse / justice

 

L

label / libellé

largesse / largeur

latent

légal / légitime

législation / législature

libération / libéralisation

liminaire / préliminaire

liquide (un) / fluide (un)

littéraire / littéral

luxation (luxé) / luxe (luxueux) / luxure (luxurieux) / luxuriance (luxuriant)

 

M

magma / magnat

magnificence / munificence

manquer à / manquer de

mappemonde / planisphère / globe

marasme

martyr / martyre

médical / médicinal

médiéval / médiéviste / moyenâgeux

méritant / méritoire

mille / mil / mile

mousseux / moussu

mutuel / réciproque

mystifier (démystifier)/ mythifier (démythifier) / mystère / mystique

 

N

nécrophage / nécrophile /nécropole

notable / notoire

 

O

obsolète

(s’)occuper à / (s’)occuper de

oculiste / opticien

officiel / officieux

oiseux / oisif

ombragé / ombrageux / ombreux

opportunité

oppresser / opprimer

opprobre

original / originel

osmose

 

P

paladin / palatin / palanquin

palier / pallier

panacée

partial / partiel

participer à / participer de

passager / passant

pastiche / postiche

patricien / praticien

paupérisation

pause / pose

percepteur / précepteur

pérennité

pernicieux

perpétrer / perpétuer

personnification / personnalisation 

pinacle

plaidoirie / plaidoyer

pléonasme

poindre / pointer

policlinique / polyclinique

poncif

populaire / populeux

potentiel

prééminence / proéminence

près de / prêt à

prescrire / proscrire

prétendre / prétendre à

prodige / prodigue

prolifique / prolixe

prolongation / prolongement

prosaïque

prude / prudent

publiciste / publicitaire

pusillanime

 

 

R

rabattre / rebattre (les oreilles)

raisonner / résonner

récession / crise

recouvrer / recouvrir

redondance

regarder / regarder à

repaire / repère

repartir (repartant) / répartir (répartissant)

répondre à / répondre de

ressortant (ressortir) / ressortissant (ressortir)

ressortir de / ressortir à

roder / rôder

 

S

satire / satyre

sceptique / septique

sébile / sibylle

séculaire / séculier

sempiternel

somptuaire / somptueux

spécieux

sporadique

subodorer / suborner / subordonner

(être) susceptible de / (être) capable de

symptôme / syndrome

 

T

tache / tâche

tain / teint

témoigner / témoigner à / témoigner de

temporaire / temporel / temporal

tendre à / tenter de

tendresse / tendreté

transfuge

tribu / tribut

truisme

 

U

urbanisation / urbanisme / urbanité

usagé / usé / usité

 

V

vanter / venter

vénéneux / venimeux

verbal / verbeux

vilipender

viser / viser à

volcanologie / vulcanologie

Bibliographie Bac 1

novembre 13, 2008

1.                   Dictionnaires

 

 

Bloch, O., Wartburg (von), W., Dictionnaire étymologique de la langue française. Paris, PUF, « Quadrige », série Dicos poche, 2008 [1932].

 

Carlier, R., Lalanne, J.-L., Josserand, P., Sacy (de) S., Dictionnaire des citations françaises. Paris, Larousse, 2001. 


Catach, N., (dir.)
Dictionnaire historique de l’orthographe française. Paris, Larousse, collection « Trésors du français », 1995.

 

Delamarre, X., Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental. Paris, Errance, « Hespérides », 2001.

 

Dictionnaire de l’Académie française, préface et avertissement de Maurice Druon, tome I (A-Enz). Paris, Imprimerie nationale-Julliard, 1994 (9e éd.).

 

Dictionnaire de l’Académie française, texte des huit éditions complètes de 1694 à 1935 – (1694 (1re), 1718 (2e), 1740 (3e),1762 (4e), 1798 (5e), 1835 (6e), 1878 (7e), 1935 (8e) – sur CD-ROM (présentation d’Isabelle Turcan).

 

Le Fur, D., (dir.), Dictionnaire des combinaisons de mots : Les synonymes en contexte. Paris, Dictionnaires Le Robert, « Les Usuels », 2008.

 

Dictionnaire des termes officiels de la langue française. Publié par la Délégation générale à la langue française. Paris, janvier 1994.

 

Dubois, J., Dubois-Charlier, Fr., La dérivation suffixale en français. Paris, Nathan, 1999.


Dubois, J., Lagane, R., Lerond, A., Dictionnaire du français classique. Paris, Larousse, 2001.

 

Dubois, J., Mitterand, H., Dauzat, A., Dictionnaire étymologique et historique du français. Paris, Larousse, « Trésors du français », 1994.


Dubois, J., Mitterand, H., Dauzat, A., Dictionnaire étymologique. Paris, Larousse, 2001.

 

Gilder, A., En vrai français dans le texte. Dictionnaire franglais-français. Paris, éd. Le cherche midi (en coédition avec l’Agence de la francophonie), « documents », 1999.

 

Gréverand, G., Gréverand, J.-L., Les portugaises ensablées. Dictionnaire de l’argot du corps et des expressions courantes s’y rapportant. Français-argot. Argot-français. Paris-Gembloux, Duculot, 1987.

 

Imbs, P., (dir.), Trésor de la langue française. Dictionnaire de la langue du XIXe et du XXe siècle (1789-1960). Paris, édition du C.N.R.S., 16 vol., 1971-1994.

http://atilf.atilf.fr./tlf.htm : Trésor de la langue française informatisé.

 

Imbs, P., Quemada, B., (dir.), Trésor de la langue française informatisé (T.L.F.i.). Paris, ATILF-CNRS Éditions, 2004.

 

Kabouri, L., Maire, P., Houssemaine-Florent, H., Petit Larousse illustré (le). Edition 2009. Paris, Dictionnaires Larousse, 2008.

 

Le Doran, S., Pelloud, F., Rosé, P., Dictionnaire San-Antonio. Paris, Fleuve Noir, 1993.

 

Lesay, J.-D., Les Personnages devenus mots. Paris, Belin, « Le français retrouvé », 2004.

 

Littré, E., Dictionnaire de la langue française. Paris, Hachette, 4 vol., 1863. [2e éd. augmentée en 1877]

Texte intégral de l’édition originale de 1872 et du supplément de 1876 sur CD-ROM. Littré de 1863 en ligne : http://francois.gannaz.free.fr/littre/accueil.php

 

Merle, P., Dictionnaire du français branché, suivi du Guide du français tic et toc. Paris, Seuil, « Point Virgule », 1989.

 

Merle, P., Le Dico du français branché. Edition 1999. Paris, Seuil, « Point Virgule », 1999.

 

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Orsenna, E., Les chevaliers du subjonctif. Paris, Stock, 2004.

 

Orsenna, E., La révolte des accents. Paris, Stock, 2007.

 

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Tournier, J., Les mots anglais du français. Paris, Belin, 1998.

 

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4. Textes officiels, documents et ouvrages de référence

 

 

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Conseil supérieur de la langue française, Mémoire sur l’orthographe, Québec, 22 novembre 2005, en ligne sur www.cilf.org

 

Doppagne, A., La bonne ponctuation : clarté, efficacité et précision de l’écrit. Bruxelles, De Boeck-Duculot, 2006.

 

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Lerond, A., Dictionnaire de la prononciation. Paris, Larousse, 1980.

 

Riegel, M., Pellat, J.-C., Rioul, R., Grammaire méthodique du français. Paris, PUF, « Quadrige », 3e éd., 2004.

 

Wilmet, M., Grammaire critique du français. Paris-Louvain-la-Neuve, Duculot, 4e éd., 2007.

 

 

Quelques sites

 

 

http://www2.cfwb.be/franca/publicat/pg009.htm : site du Conseil supérieur de la langue française (site officiel de la Communauté française de Belgique)

 

www.langue-française.org

 

www.cilf.org : site du Conseil supérieur de la langue française, qui publie la loi Toubon et d’autres textes de lois, des décrets, etc.

 

www.auf.org : agence universitaire de la francophonie

 

http://www.langue-fr.net/liens/liens.htm#linguistique

 

http://atilf.atilf.fr/ : TLF informatisé

 

http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/cogeter/publications-jo.htm

 

http://accentsdeFrance.free.fr

http://jupiter.inalf.cnrs.fr/feminisation/

www.dictionnaires-France.com

http://www.gutenberg.eu.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cours du 13 novembre – accords des adjectifs

novembre 11, 2008

1e bac interprétation – traduction

Grammaire – partim « orthographe » (Mme Finné)

12 novembre 2008

 

5.3. Accords particuliers de certains adjectifs

 

-           L’accord des adjectifs composés

 

·         Lorsque les deux éléments d’un adjectif composé sont des adjectifs, ils s’accordent en genre et en nombre.

Ex. : un enfant sourd-muet è des fillettes sourdes-muettes

 

Toutefois, mi-, demi-, semi- restent invariables dans les adjectifs composés (des paupières mi-closes).

 

·         Quand seul le deuxième élément est un adjectif, le premier élément reste invariable et l’adjectif s’accorde.

Ex. : l’avant-dernier jour è l’avant-dernière journée

      Un personnage haut-placé è des personnes haut-placées

      Un boxeur super-léger è des boxeurs super-légers

      Un garçon nouveau-né è une fille nouveau-née

 

Une rencontre sino-vietnamienne è sino ?

Les relations nippo-américaines è nippo ?

L’empire austro-hongrois è austro ?

 

·         Quand l’adjectif est un dérivé d’un nom composé, le premier élément reste généralement invariable.

Ex. : la cour grand-ducale ; les civilisations extrême-orientales ; les théories libre-échangistes.

L’adjectif « franc » ne prendra pas la marque du féminin, mais pourra par contre prendre celle du pluriel (au masculin).

Ex. : La population franc-comtoise è les paysans francs-comtois

Une association franc-maçonne è des journaux francs-maçons

 

-           L’accord des adjectifs de couleur

 

·         Généralement les adjectifs de couleur s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent.

Ex. : une mer bleue ; des persiennes noires.

 

·         Cependant quand l’adjectif est à l’origine un nom, il ne s’accorde pas.

Ex. : des chaussures orange ; des coussins marron.

Six adjectifs de couleur formés à partir de noms s’accordent pourtant avec le nom auquel ils se rapportent : écarlate, fauve, mauve, pourpre, rose, incarnat.

 

·         Si l’adjectif de couleur est un adjectif composé formé d’un adjectif de couleur précisé par un autre adjectif ou un nom, il est invariable.

Ex. : une chemise bleu ciel ; des chandails rouge vif.

 

-           L’accord des adjectifs numéraux

 

·         L’adjectif numéral cardinal (qui indique un nombre) est presque toujours invariable.

Ex. : Les onze joueurs de l’équipe saluèrent le public.

Trois adjectifs numéraux sont cependant variables :

-           un devient une au féminin mais ne prend pas la marque du pluriel.

Ex. : Les vingt et une voitures s’alignent pour le départ.

-           vingt et cent prennent « s » s’ils sont multipliés par le nombre qui les précède et ne sont pas immédiatement suivis d’un autre adjectif numéral. 

Ex. : Il a quatre-vingts ans, elle en a quatre-vingt-trois.

       Quatre-cents candidats ; quatre-cent-huit candidats.

Millier, Million, milliard et billion ne sont pas des adjectifs numéraux cardinaux mais des noms. Ils prennent donc la marque du pluriel.

Ex. Il a gagné deux millions cinq cent mille euros.

 

·         L’adjectif numéral ordinal (qui indique le rang, l’ordre) s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.

Ex. : Les premiers résultats de l’enquête seront publiés demain.

 

Il est assez fréquent que le numéral cardinal soit employé pour indiquer l’ordre, le rang, au lieu du numéral ordinal.

Ex. : Louis quatorze, le quatre août, chapitre dix, en l’an trois cent quarante, à trois heures du matin,…

Dans ce cas :

-           pour l’indication des années, on notera mil au lieu de mille quand le numéral n’est pas multiplié.

Ex. : En mil huit cent trente.

-           cent et vingt ne prendront jamais de « s » quand ils termineront le numéral ordinal.

Ex. : La page quatre-vingt ; l’an huit cent.

 

Où mettre le trait d’union aux nombres ?

-           en ancienne orthographe : on mettait le trait d’union uniquement entre les dizaines et les unités, sauf quand elles étaient unies par « et ».

Ex. Quatre millions cinquante-cinq mille trois cent vingt-huit

-           en nouvelle orthographe : on met le trait d’union partout sauf devant et après millier, million, milliard, billion quand ceux-ci sont multipliés (car noms !).

Ex. Quatre millions cinquante-cinq-mille-trois-cent-vingt-huit.

 

Quand écrit-on les nombres en toutes lettres ?

Dans les textes non-techniques, il est d’usage d’écrire les nombres en toutes lettres, sauf : les dates (12 janvier 1987) ; les numéros des siècles et des chefs d’Etat (le 16e siècle, Louis XVI) ; les prix, les poids et les mesures (un billet de 100 euros, 10 kg de pommes de terre).

1e bac interprétation – traduction

Grammaire – partim « orthographe » (Mme Finné)

12 novembre 2008

 

-           Les adjectifs employés adverbialement

 

Ceux-ci restent invariables.

Ex. : coûter cher, voir clair, voler bas, marcher droit, sentir bon, chanter faux, parler franc, viser juste,…

 

-           Les adjectifs occasionnels

 

Ceux-ci sont souvent laissés invariables :

-           adverbes employés adjectivement (des gens bien)

-           noms ou syntagmes nominaux employés adjectivement (une voiture bon marché, des airs bonhomme, des fauteuils Empire,…)

Cas où l’adjectivation est maintenant complète : des fêtes monstres, des moissons géantes.

-           éléments de composition comme extra, maxi, mini, super, ultra (des chaussures super, des dîners extra)

 

-           Cas particuliers

 

-           L’adjectif « grand » est invariable en genre dans certaines expressions anciennes, où il se trouve devant un nom féminin auquel il est joint par un trait d’union. On recommande généralement de le laisser également invariable en nombre, même si cet accord est autorisé.

Ex. : Une grand-mère è des grand(s)-mères

   Une grand-route è des grand(s)-routes

-           « Feu » signifiant « défunt » varie s’il est entre un déterminant et un nom ; dans les autres cas, il est invariable.

Ex. : La feue reine ; feu les trois maris de madame…

-           « fort » ne varie pas dans l’expression « se faire fort de »

Ex. : Ils se sont fait fort de l’éclairer.

-           Les adjectifs « angora, baba, bath, bémol, chic, express, gaga, gnangnan, intestat, kaki, mastoc, open, pop, (édition) princeps, raplapla, rococo, rosat, snob, standard,(livre) sterling, sympa » sont généralement laissés invariables.

 

-           L’adjectif verbal

 

Il ne faut pas confondre l’adjectif verbal (variable) avec le participe présent qui est une forme verbale invariable.

Ex. : Quelle surprenante victoire !

     La situation devient inquiétante .

     Je les trouve rassurants .

     Les films parlants ont eu un succès immédiat.

     Les secrétaires parlant l’anglais sont très demandées.

    

Certains adjectifs verbaux ont une orthographe différente des participes présents. Voici les principaux :

Participes présents          Adjectifs verbaux

adhérant                                        adhérent

afférant                            afférent

coïncidant                             coïncident

communiquant                        communicant

convainquant                        convaincant

convergeant                            convergent

déférant                            déférent

différant                              différent

équivalant                             équivalent

excellant                              excellent

fatiguant                              fatigant

naviguant                              navigant

négligeant                             négligent

précédant                              précédent

provoquant                             provocant

suffoquant                             suffocant

vaquant                             vacant

 

Exercices

 

1.              Ecrivez en toutes lettres les nombres contenus dans les phrases suivantes.

 

1.     Les 14000 personnes venues assister à ce concert se montrèrent enthousiastes.

2.     Les 5 gagnants se partageront le gros lot.

3.     Ici la vitesse est limitée à 80 km à l’heure.

4.     Les 24 heures du Mans attirent chaque année une foule de spectateurs.

5.     Ils ont fêté cette année leur 25e anniversaire de mariage.

6.     Elle habite au numéro 80 de la rue Saint-Gilles.

7.     Les 12 coups de minuit sonnèrent à l’horloge de l’église.

8.     L’exposition universelle de 1970 eut lieu à Osaka.

9.     Ils ont été passionnés par les Contes des 1001 Nuits.

10.                    Les 11 programmes nationaux de recherche viennent d’être lancés.

11.                    Sur les 12 centimètres d’un disque CD-ROM, l’équivalent de 250000 pages d’information pourront être stockées.

12.                     Dans l’émission « Les Jeudis littéraires », sur France Culture, Marc Roquevert a lu à l’antenne la page 200 de son roman.

13.                     Pour l’animation du mariage de Simone et Raymond, la société Diamant a proposé un rabais de 10 %.

14.                     Ce roman compte 600 pages.

15.                    Ecrivez en toutes lettres : 73, 4508, 11892, 787, 2853971.

1e bac interprétation – traduction

Grammaire – partim « orthographe » (Mme Finné)

12 novembre 2008

 

2. Complétez avec un adjectif verbal ou un participe présent formé à partir du verbe entre parenthèses.

 

1.     (Précéder) le cortège, les motards dégageaient la route.

2.     Le CIDJ organise des journées d’information sur les (différer) secteurs d’activité.

3.     Les deux jours (précéder), il était nerveux.

4.     Un accident (provoquer) la fermeture de l’autoroute s’est produit ce matin.

5.     Ses arguments ne sont pas (convaincre).

6.     Longtemps, les Japonais ont ignoré les Coréens, (estimer) qu’ils n’étaient pas des concurrents à la hauteur.

7.     Ses résultats sont (décevoir).

8.     Le personnel (naviguer) de cette compagnie est en grève.

9.     Elle avait acheté des produits (décaper) pour rénover ses vieux meubles.

10.                    Les voyageurs (changer) de ligne doivent emprunter le passage souterrain.

11.                     Le journaliste rappela les faits (marquer) de ces dix dernières années.

12.                     Les hypocrites (régner), la vérité se cache.

13.                     Des rosiers (grimper) s’attachaient à d’autres rosiers ainsi que des lierres (dévorer). (Zola)

14.                     Le vieux vagabond nettoie ses chaussures en les (placer) sous la fontaine. (Duhamel)

15.                     Il a fait l’expérience des vases (communiquer).

 

 

 

 

Cours du 6 novembre

novembre 4, 2008

 

Les classes de mots (Les catégories)

 

 

Depuis l’Antiquité, on a pris l’habitude de classer les mots dans des catégories. Chaque catégorie (ou « espèce de mots ») porte une étiquette comme nom, adjectif, verbe

Mais un mot peut changer de catégorie, autrement dit de classe, suivant la manière dont il fonctionne dans une phrase ou dans un groupe.

 

 

 

Les catégories de mots 

 

1. Le nom : peut être précédé d’un déterminant pour former avec lui un groupe nominal (GN).

 

2. L’adjectif : peut accompagner un nom déterminé et constituer avec lui un GN.

 

3. Le déterminant : placé devant le nom, il s’accorde avec ce dernier en genre et en nombre ; forme avec le nom le GN.

 

4. Le pronom : a pour rôle de remplacer un élément (mot, groupe ou phrase).

 

5. Le verbe : peut être conjugué, donne ainsi des informations sur la personne, le nombre, le mode, le temps, l’aspect et la voix.

 

6. L’adverbe : peut accompagner un adjectif, un verbe, un autre adverbe, une phrase pour en préciser le sens.

 

7. Le mot de liaison : mot (ou groupe de mots) qui introduit des éléments ou qui les relie dans la phrase.Font partie des mots de liaison :

-         la préposition,

-         la conjonction de subordination,

-         la conjonction de coordination.

 

 

 

 

 

Pour une description claire des éléments de la phrase :

-         Cherdon, C., Guide de Grammaire française, Bruxelles, De Boeck, 2005.

-         Braun, A., Cabillaud, J.-F., Le français pour chacun, Waterloo, Plantyn, 2007.

 

 


Les classes de mots variables

 

 

1. Le nom    G.M.F. p. 167-178

 

 

Les fonctions du nom / du groupe nominal     G.M.F. p. 147

 

sujet

complément circonstanciel

complément d’objet direct

complément d’objet indirect

attribut du sujet ou du COD

complément du nom

complément de l’adjectif

complément du présentatif ou du verbe impersonnel

apposition (GN apposé)   G.M.F. p. 190

construction absolue détachée   G.M.F. p. 192                  

 

 

Les catégories de noms              G.M.F. p. 168

 

Nom propre / commun                                           

Nom comptable / non comptable

Nom animé / non animé

Nom abstrait / concret

 

  

Le genre des noms   G.M.F.  p. 172

 

  

Le nombre des noms   G.M.F. p. 173

 

 

 


 

 

2. Le pronom     G.M.F. pp. 192-214

 

 

Les catégories de pronoms

 

Pronoms personnels       G.M.F. p. 196

Pronoms possessifs          G.M.F. p. 204

Pronoms démonstratifs   G.M.F. p. 205

Pronoms numéraux            G.M.F. p. 210

Pronoms interrogatifs       G.M.F. p. 207

Pronoms relatifs           G.M.F. p. 208

Pronoms indéfinis     G.M.F. p. 210

 

 

Formes conjointes et disjointes            G.M.F. p. 200

Formes réfléchies et non réfléchies                  G.M.F. p. 202

 

 

 

Le problème de la référence            G.M.F. p. 194

 

 

Pronom représentant et pronom nominal                                             

 

Référence :   

- déictique

-  anaphorique

- cataphorique

- par défaut


 

 

3. Le déterminant            G.M.F. p. 151

                              

 

Les catégories de déterminants            G.M.F. p. 151

 

 

Déterminants articles

(article défini, article indéfini, article partitif)    G.M.F. pp. 154, 159, 161       

Déterminants démonstratifs   G.M.F. p. 156

Déterminants possessifs       G.M.F. p. 157

Déterminants numéraux      G.M.F. p. 160

Déterminants indéfinis         G.M.F. p. 161

Déterminant « tel »              G.M.F. p. 162

Déterminants négatifs            G.M.F. p. 163

Déterminants interrogatifs    G.M.F. p. 163

Déterminants relatifs              G.M.F. p. 163

Déterminants exclamatifs     G.M.F. p. 163

 

 

Emploi générique ou spécifique (pour les articles défini et indéfini)                                                                                                G.M.F. pp. 154, 159, 161

 


4. L’adjectif

 

Les catégories d’adjectifs            G.M.F. p. 355

 

L’adjectif qualificatif

L’adjectif possessif

L’adjectif numéral

L’adjectif indéfini

 

Les fonctions de l’adjectif                                        

 

épithète

épithète détachée

attribut du sujet

attribut du COD

 

 

Le genre et le nombre des adjectifs            G.M.F. p. 358

 

 

 

Les degrés d’intensité                        G.M.F. p. 362

               

 

Intensité faible (préfixes et adverbes) : sous-employé

Intensité moyenne (adverbes) : presque vide

Intensité élevée (préfixes et suffixes, adverbes) : hypersensible

 

 

Les degrés de comparaison                G.M.F. p. 364

 

Comparatif de supériorité : plus intelligent que

Comparatif d’égalité : aussi intelligent que

Comparatif d’infériorité : moins intelligent que

 

Superlatif relatif de supériorité : le plus intelligent

Superlatif relatif d’infériorité : le moins intelligent

 

Superlatif absolu : très intelligent


 

 

Les classes de mots invariables

 

 

1. La préposition   G.M.F. pp. 369-373

 

 

2. La conjonction de coordination             G.M.F. pp. 525-527

 

 

3. La conjonction de subordination            G.M.F.  pp. 474-478

 

 

 

4. L’ adverbe            G.M.F. pp. 375-383

 

Formes et formations de l’adverbe

Exceptions à l’invariabilité

Les degrés de l’adverbe

               

 

 


Dans cet extrait d’un ouvrage d’Alain Rey, identifiez les types de jonctions de phrases et les subordonnées.

 

 

En 1647, paraît un volume qui, entre le sentiment encore flottant des usages qui était celui du début du XVIIe siècle, et l’élan de standardisation et de normativité qui caractérisera la fin du siècle, va jouer un rôle décisif : les Remarques sur la langue française de Vaugelas.

Claude Favre de Vaugelas était né en Bresse en 1585 d’une famille de jurisconsultes. Tôt monté à Paris, il fut associé à la création de l’Académie, dont il fut l’un des premiers membres et, son goût pour les « observations »de langage étant déjà notoire, on avait pensé à lui pour la rédaction du dictionnaire. Il devait s’occuper des mots d’usage courant, le poète Saint-Amant se chargeant des termes « grotesques » et « burlesques ». Toutefois, il mourut tôt (1660), et son successeur au dictionnaire, le spécialiste de l’orthographe Mézeray, n’eut pas l’énergie suffisante pour faire avancer la publication avant sa propre mort (1683). La vie de Vaugelas est assez romanesque. Le sort voulut que, fin connaisseur du langage, il fût précepteur de deux enfants handicapés, dont l’un était muet. Il fréquenta beaucoup les salons, notamment l’Hôtel de Rambouillet, le cercle le plus mondain de l’époque. A la fin de sa vie, il fut acculé à une telle détresse financière qu’il eut recours à des procédés assez extravagants pour se rétablir. Il eut d’abord l’idée de lancer une sorte de loterie, mais celle-ci ayant échoué, il finit par vendre certaines parties de son corps à la médecine. Pour autant, de l’avis général, il fut considéré de son vivant comme le maître de la langue française. De sa traduction de Quinte-Curce en français, parue en 1659, Voltaire dira que ce fut « le premier livre écrit purement ».

                A la Cour et à Paris, Vaugelas se trouvait évidemment en situation de ce qu’on appellerait aujourd’hui une « insécurité linguistique ». Il avait beau être lettré : lui manquait « l’usage », essentiellement l’usage oral – en fait, une norme sociale – pour se faire accepter dans la bonne société. Il fut fasciné par la focalisation qui peut parfois se réaliser autour de certains mots, de certaines tournures, qui attirent à eux un monde de représentations, d’élégance, de prestige. Il entreprit d’en faire des listes, et de se constituer ainsi des manières de « fiches » conçues autour d’un point de détail, dans lesquelles se trouveraient recensées et discutées toutes sortes d’exemples pris dans la conversation et au hasard des lectures. Ce travail, de toute évidence, s’apparentait à celui qui préside à la rédaction d’un dictionnaire, et, dans la préface des Remarques, il s’excuse presque de faire paraître ce qui pouvait ressembler à l’un des projets non encore aboutis de l’Académie.

                La lecture des Remarques peut se révéler aujourd’hui assez déconcertante : on y voit Vaugelas se demander successivement s’il faut dire et écrire lors ou alors, s’il faut construire deux relatifs dans la même phrase, s’il faut dire pluriels ou pluriers, etc. , le tout sans aucun esprit de système. Au XXe siècle, deux reproches essentiels lui ont été adressés. Celui de ne tenir aucun compte de la dimension historique, tout d’abord, ce qui le conduit à considérer le présent de sa langue d’une manière tant soit peu arbitraire ; celui de ne jamais théoriser, ensuite. Il est bien évident que la méthode de Vaugelas manque de conceptualisation et d’effort de rationalisation. En réalité, les Remarques se présentent explicitement comme une sorte d’enregistrement « en vrac » de toutes les particularités de l’usage dont on débattait à ce moment. Dans sa préface, Vaugelas revendique ce caractère désordonné, qui différencie l’ouvrage des grammaires scholastiques et d’enseignement. Il cherche à faire en sorte que son livre se présente comme le travail que n’importe quel observateur aurait pu faire sur ce qu’il lit et entend autour de lui. Il crée ainsi un espace de dialogue avec ses lecteurs – c’est ce qui fit d’ailleurs son succès – dans lequel ceux-ci sont invités pour ainsi dire à contribuer à l’entreprise générale.

                L’une des grandes originalités de Vaugelas fut sans aucun doute la place décisive qu’il accorde à l’oral. Il y a reconnu cette dynamique, cette force, qui donne l’impression qu’on perfectionne le langage en le faisant circuler entre les interlocuteurs. Pour lui, si le français est plus riche et plus beau que les autres langues (préjugé ordinaire à l’époque !), c’est « à cause de la conversation et de la communication des beaux esprits, qui est plus grande en France qu’ailleurs, même avec les femmes ». Vaugelas s’appuie sur l’essor, dans la première moitié du siècle, de tout ce qui est échange, sociabilité, « honnêteté », « monde »… En cela – au sens où il ne s’appuie pas sur les savoirs constitués – il est « moderne ». Il n’est pas exagéré de dire que son regard sur la variation en fait un ancêtre de ce qu’on appelle aujourd’hui la « sociolinguistique ». Vaugelas était véritablement passionné par la physionomie des formes de langage qui tout d’un coup apparaissent dans un espace donné, se disent, puis se voient reconnaître une légitimité. En même temps, il cherchait à faire le tri de ce qu’il appelait les « meilleures » façons de parler, guidé par une idée de la pureté, du « discours pur », qu’il reprenait à certains discours latins, Quintilien, par exemple. Contre les grammairiens, qui ont le tort de vouloir raisonner sur tout, et imposer telle forme plutôt que telle autre pour d’obscures raisons spéculatives, Vaugelas défend l’idée que les langues ne bougent que mues par l’ « usage ». L’usage « maître et tyran des langues », dit-il. D’ailleurs, il n’envisageait pas lui-même que son travail conserverait de la pertinence passés vingt ou trente ans, tant il a conscience qu’en matière de langage, tout se déplace sans cesse.

Rey, A., Mille ans de langue française, Paris,

Perrin, 2007, pp. 677-679.


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